Après notre visite du fort Gondran, nouq sommes partis à la conquête du Chenaillet, à la recherche des différents marqueurs de la croûte océanique. Le premier marqueur fut la disposition de roches tout au long de l'ascension. Nous avons tout d'abord rencontré des péridotites, roches permettant la formation d'autres roches par fusion. La péridotite est composée de pyroxène ( cristaux vert doré ) et de pâte noire ( composée de serpentine, d'olivine et plagioclase).


La deuxième roche rencontrée est le gabbro issu du refroidissement lent de magma provenant de la litosphère. Le gabbro est composé d'une structure grenu, il est clair et riche en plagioclase. On a identifié des marqueurs minéralogiques du métamorphisme hydrothermale : le hornblend autour du pyroxène, la chlorite et l'actinote en filon vert.

La troisième roche est le basalte, roche volcanique issue d'un refroidissement rapide, nous l'avons rencontrée sous deux formes : tout d'abord en filon au sein des gabbros et ensuite sous forme de coussins (pillow-lavas).

On peut donc confirmer que le Chenaillet constitue une ancienne croûte océanique située dans une chaîne de montagne ( à 2000 mètres d'altitude ), conséquence du phénomène d'obduction.
Les roches sédimentaires du rocher de la Perdrix ( radiolarite et calcaire à calpionelles datés du Jurassique supérieur ) confirment la présence d'un ancien océan à grande profondeur.



