vendredi 2 octobre 2009

jeudi après midi : briançon


A la recherche des gargouilles

Nous sommes arrivés sur les lieux, après une grosse douche vers 14h30 !

devant nous se profilait la vieille ville de Briançon, haute et fière avec ses remparts, ses douves et le fort Vauban datant du XVII ème siècle.

Alors que nous franchissions le pont levis, s'offraient à nous les vielles pierres d'une agréable ruelle avec ses multiples échoppes et galerie marchande. A nos pieds coulait une rigole alimentée par diverses fontaines et les eaux de pluie. après avoir levé la tête à la recherche désespérée de gargouilles nous avons demandé à un indigène où nous pouvions les trouver. Il nous indiqua alors la rigole sur laquelle nous marchions depuis une heure sans nous en douter !!

Au bas de la rue se trouvait une plaque gravée à la mémoire du pape Pie VII qui vécut à Briançon en 1799.
Après avoir effectué quelques emplettes et visité le reste de la vieille cité, nous sommes repartis en direction du bus afin de rentrer au centre où nous p
ourrions prendre une véritable douche bien méritée avant notre départ !!

jeudi matinée : bilan col de l'Izoard



En fin de matinée, nous sommes allés au col de l'Izoard, afin de réaliser une synthèse des différentes informations récoltées durant tout le séjour.
Avant le rifting , à l'époque du trias, il y a eu le début d'une divergence se poursuivant au Jurassique inférieur et moyen et conduit à la formation d'un océan. ces informations ont été déduites de l'étude des sédiments rencontrés durant le séjour.
cette divergence continue jusqu'au Crétacé. A partir du crétacé, on a pu voir , à partir du Crétacé supérieur, un mouvement de convergence, créant un début de subduction, provoquant la fermeture de l'océan.
A partir du tertiaire, ce phénomène conduit à la collision entre l'Afrique et l'Europe et à la formation d'une chaîne de montagne: les Alpes.
nous avons passé un agréable séjour dans la région de Briançon qui nous a permis, de découvrir de magnifiques paysages inoubliables, pour certains de s'essayer à la randonnée, et bien sûr de complèter nos connaissances en géologie. Malgré des réveils parfois difficiles, nos excorsion sur le terrain ont été particulièrement intéressantes et enrichissantes, grâce à nos deux guide Robert et Fabrice, qui nous ont fait découvrir l'histoire des Alpes à partir de l'étude des roches et grâce à nos professeurs qui nous ont accompagner et qui ont organisé ce voyage. Nous les en remercions malgré les règles strictes et le couvre feu de 22 heures....

Céline, Héloïse, Thomas

jeudi matin : à la découverte de la subduction et du gabbro




Ce matin, nous allâmes dans une contrée inconnue, jeunes géologues en herbe. Mené par notre guide Robert, nous sommes allés au bord d'une rivière en contrebas du château Queyras, afin de trouver des traces de subduction d'un ancien océan.
Nous avons donc recherché des échantillons de Gabbros permettant d'observer les différents minéraux constittuant cette roche, ceux ci étant cités dans l'ordre de formation :
le feldspath plagioclase (blanc) et le pyroxène (brun doré en feuillet)
le glaucophane (bleu nuit)
l'épidote, chlorite et actinote (minéraux verts)

On a pu déterminer à l'aide d'un diagramme pression/température la profondeur et la température maximale atteinte par ce fragment de gabbro (constituant de la lithosphère océanique). ensuite nous sommes allés étudier la roche de la falaise surplombant le cours d'eau: le Guil. Nous avons pu observer la formation ridée d'une roche (schistosité), liée à une forte pression et constituant un vestige de prisme d'accression, caractéristique d'une subduction. nous avons pu identifier des méta-sédiments océaniques, du glaucophane, du quartz et de la phongite. cette structure est appelée schistes lustrés.
les schistes lustrés sont d'anciens sédiments océaniques, déformés et métamorphisés au sein du prisme d'accretion. lors de la subduction, la plaque océanique plonge sous la plaque continentale (car elle a une densité plus élevée que la croute continentale) ce qui provoque la formation d'un prisme d'accretion au point de contact entre les deux plaques (du côté continentale ) composés de sédiment et de roches raclés à la surface de la lithosphère océanique.

mercredi 30 septembre 2009

Témoin d'une histoire océanique : le Chenaillet



Après notre visite du fort Gondran, nouq sommes partis à la conquête du Chenaillet, à la recherche des différents marqueurs de la croûte océanique. Le premier marqueur fut la disposition de roches tout au long de l'ascension. Nous avons tout d'abord rencontré des péridotites, roches permettant la formation d'autres roches par fusion. La péridotite est composée de pyroxène ( cristaux vert doré ) et de pâte noire ( composée de serpentine, d'olivine et plagioclase).




La deuxième roche rencontrée est le gabbro issu du refroidissement lent de magma provenant de la litosphère. Le gabbro est composé d'une structure grenu, il est clair et riche en plagioclase. On a identifié des marqueurs minéralogiques du métamorphisme hydrothermale : le hornblend autour du pyroxène, la chlorite et l'actinote en filon vert.




La troisième roche est le basalte, roche volcanique issue d'un refroidissement rapide, nous l'avons rencontrée sous deux formes : tout d'abord en filon au sein des gabbros et ensuite sous forme de coussins (pillow-lavas).




On peut donc confirmer que le Chenaillet constitue une ancienne croûte océanique située dans une chaîne de montagne ( à 2000 mètres d'altitude ), conséquence du phénomène d'obduction.




Les roches sédimentaires du rocher de la Perdrix ( radiolarite et calcaire à calpionelles datés du Jurassique supérieur ) confirment la présence d'un ancien océan à grande profondeur.

Visite du fort Gondran



Après s'être levés aux aurores et avoir pris un bon petit-déjeuner, nous avons rejoint Montgenèvre et le Chenaillet en autocar afin de visiter le fort construit dans le début des années 1930 après l'experience de la Première Guerre Mondiale, il fut bâti dans un but défensif, c'est un fort d'infanterie, c'est un des forts de la ligne Maginot. Le fort Gondran se situe sur la frontière avec l'Italie ce qui en fait un fort de défense rapprochée.



En ce qui concerne la structure du fort, ce bijou de l'architecture défensive de l'époque est enterré a 15 mètres de profondeur, il est doté d'un système d'extraction des gazs nocifs utilisant une technique de décompression manuelle unique à l'époque.


Ce fort étant capable d'accueillir 40 hommes en autarcie pendant un mois grâce à des capacités de reserve de fioul utilisé par le groupe électrogène datant de 1935 (et toujours opérationnel), des réserves d'eau limitées a 10L par personne et par jours. Ce fort etait un fort confortable malgré les apparences (cf photos), chaque soldat avait un lit individuel mais il subsistait toujours un manque d'hygiène: une seule laterine et 4 robinets.





Le fort était muni d'une tour G.F.M (Guetteur Fusil Mitrailleur) ainsi qu'une double mitrailleuse capable de tirer 750 balles à la minute jusqu'à 5 km.






Cette visite nous a permis de nous rendre compte de la dureté des conditions de vie des soldats risquant de provoquer chez certains une dépression grave : la bétonnite.


mardi 29 septembre 2009

Mardi après midi : collision sous le soleil

L'objectif de l'après midi fut de retrouver des marqueurs de la collision continentale à partir des roches et d'un paysage, et de reconstituer une chronologie d'événements. Nous avons étudié une des conséquences de la convergence : la collision. Celle ci est associée à deux types de déformations : cassante et souple.
Premier arrêt : Guil. Grâce à l'étude du terrain nous avons pu observer un chevauchement. C'est en observant les sédiments des strates inclinées que nous pouvons les dater. En étudiant les roches d'ouest en est, nous avons constaté un contact anormal entre le Trias et le Crétacé qui est la caractéristique d'une faille inverse (déformation cassante), à l'origine du chevauchement. Ceci entraîne un raccourcissement et un épaississement de la croûte continentale. L'ensemble, suite à l'érosion, forme un relief.





Deuxième arrêt : Saint Clément. Nous avons observé un affleurement, et nous avons constaté une déformation souple ou pli. En observant l'âge des sédiments et leur disposition, nous pouvons savoir si c'est un synclinal ou un anticlinal. Dans le cas du pli de Saint Clément, il s'agit d'un synclinal couché (parce qu'il était fatigué, dit Mme Cosquer)! C'est ce qui entraîne un raccourcissement et un épaississement de la croûte continentale.



Le soir, de retour à l'auberge, pour nous revigorer, nous avons mangé de la tartiflette accompagnée de salade verte (assaisonnée), suivie d'un quatre quarts d'anniversaire, pour les 17 ans de Marjolaine (JOYEUX ANNIVERSAIRE!).



Nous : Camille, Emilie, Marion, Pauline et Estelle (moi-même).
A bientôt sur notre super blog!

1ère matinée : à la découverte des marges passives !




Nous avons commencé par prendre connaissance du programme de la journée en compagnie de nos guides : le but était de trouver des marqueurs de la divergence et de la collision. Puis nous avons fait des révisions (ou parfois découvertes...) du programme de première S. Nous avons donc revu la structure du globe terrestre, les différentes couches qui le composent : noyau, manteau et croûtes océanique et terrestre. Nous avons également revu les différents mouvements des plaques (divergence, convergence et coulissage), les différentes roches (magmatiques, sédimentaires et métamorphiques). Puis nous avons précisé les étapes de la divergence des plaques, ainsi que la répartition des sédiments afin de pouvoir les repérer sur le terrain.

Pour commencer nous nous sommes arretés à Prelles où nous avons pu voir des roches du Trias inférieur de couleur beige clair. Ces roches présentaient également des strates horizontales : on a pu en déduire que c'était des roches sédimentaires. Nous avons aussi observer des fentes de dessication (fossiles moulés par les sendiments) et des conglomérats ( mélange de sable et de gravier ). Après cette observation nous avons pu conclure qu'entre -251 et -245 millions d'années il y avait à cet endroit là un bassin sédimentaire peu profond.
Ensuite nous nous sommes rendus à St Crépin où nous avons observé des roches de différentes périodes : trias moyen et supérieur, jurassique inférieur, moyen et supérieur ainsi que crétacé. Grâce à ces observations nous avons pu reconsituer les étapes de la formation du rifting puis la naissance du fond océanique alpin.

Nous avons déjeuné sur une plage de galets blancs au bord d'un cours d'eau bleu turquoise. Ce fut très plaisant.

lundi 28 septembre 2009

Après un long voyage....


Après le rendez-vous Place de l'étoile, nous prenons place dans notre bus!! André (dédé) est notre chauffeur!!
Le voyage s'annonce long mais nous nous armons de courage... Les débuts sont difficiles, nous finissons notre dodo alors que nous nous dirigeons vers les Alpes!!
Nous avons fait notre pause "manger" vers 11h -heure du petit-dej'- ...
nous reprenons notre route, gonflés à bloc pour les 7 heures de route qu'il reste!!
La fin du voyage est quelque peu mouvementée (beaucoup de virages) ... mais nous finissons à bon port sains et saufs : VIVANTS !!

Après notre repas "gastronomique" nous prenons possession des locaux !!! dortoirs ambiance jaune et "collectif" (WC commun + une baignoire pour 6) MAIS tout va bien, pas de soucis à l'horizon.Mélissa, Marion, Charline, Marie-Charlotte

jeudi 24 septembre 2009

Présentation générale

ce blog est réalisé par les élèves de terminale S du Lycée FUSTEL de COULANGES de STRASBOURG. Il s'agit du carnet de voyage d'étude dans la région de Briançon dont les objectifs sont la découverte d'un lieu de mémoire de la deuxième guerre mondiale : le fort Gondran et comprendre comment les Alpes se sont formées. Les accompagnateurs sont Mmes STEPHAN et COSQUER et M GACHET.